Sœur Emmanuelle 2

Je suis ici pour partager la vie des chiffonniers.Si je peux leur être utile, tant mieux. Je m’y emploie. Mais l’essentiel n’est pas là.
L’essentiel c’est les aimer.

Voyez-vous, les hommes ont, avant tout, besoin d’être aimés. D’être aimés comme ils sont : beaux ou laids, riches ou pauvres, honnêtes ou voleurs, bons au mauvais …
Encore que personne ne soit tout a fait mauvais.

Aimer …
Le Christ a-t-il fait autre chose qu’aimer ?
J’essaie d’imiter.

« Le grande problème de l'Église dans le monde d’aujourd’hui c’est que les chrétiens ne vivent pas intensément avec l’Esprit. Le christianisme est devenue, pour beaucoup d’entre eux, une religion purement nominale. Ils ajoutent l’épithète de chrétien à une vie séculière, qui n’a rien de chrétien. Ils font du christianisme une religion sociale. Ils en évacuent tout simplement le Saint Esprit. Comment voulez-vous dans ces conditions que les autres – ceux qui ne sont pas chrétiens – voient le Christ agissant en ceux qui se réclament de lui ? » Mgr Athanasios

La société, c’est moi, c’est vous, c’est nous …
Que faire ? D’abord ... regarder comme il faut regarder tout être humain que nous croisons sur notre route. Le regarder avec un regard de frère. L’assumer dans notre prier, dans notre pensée.

...

Sœur Emmanuelle 1

- J’ai toujours profondément respecté la religion des autres. Ces longues années, parmi les musulmans et les orthodoxes, avaient contribué à m’enraciner plus fermement dans mon désir de continuer sur la même voie.

Nous ne sommes là pour convertir.
Nous sommes là pour témoigner.
Nous sommes là pour aimer.



Cette formule, d’ailleurs, ne fait que reprendre une phrase d’Antigone à Créon, lorsqu’il veut contraindre à laisser sans sépulture le cadavre de son frère :
« Moi, je ne suis faite pour haïr.
Je suis faite pour aimer »

...

... peur ... ?

As-tu si peur du vide en toi,



pour avoir tant besoin

de remplir l'espace de bruits futiles

...

Le vent du Printemps






Les lacets et sommet se succèdent ...
il y a toujours derrière, une autre colline.
Puis une autre et une autre ...
et c'est ainsi qu'on avance.

L'esprit tourné ver la colline suivant,
sans certitude







On va faire un jeux, je te dis un mot et tu me réponds

- Doute
- Confiance
- Conflit
- Sagesse
- Errance
- Voie
- Achèvement
- Recommencement








Comme par ivresse
avançant d'un pas léger
Le vent du Printemps


"L'encre du passé"

dix-huitième

La science traite des noms et des formes,
des quantités et des qualités, des modes et des lois ;
dans son domaine elle est parfaite.




Mais la vie doit être vécue ;
il n’y a pas de temps pour l’analyse.




La réponse doit être instantanée,
d’où l’importance du spontané, de l’intemporel.

Nous vivons et évoluons dans l’inconnu ;
le connu, c’est le passé.

Seizième


Ce que j’ai besoin par dessus tout c’est de paix, qui exige l’harmonie entre l’intérieur et l’extérieur.

Comment y arriver ?
Faire ce en quoi je croie et croire en ce que je fais.

quinzième


La parole n’est pas seulement dans la bouche de celui qui parle, elle est aussi dans l’oreille de celui qui écoute.

Quatorzième


Nous vivons dans un monde où la consommation est sans cesse exaltée comme une valeur irremplaçable, comme le moteur même du système économique, du bien-être individuel et collectif.
Nous vivons dans un monde où la croissance est un but en soi où la félicité est avoir plus et plus.



Aujourd'hui notre façon de vivre nous incite à assurer notre confort matériel au détriment de toute autre considération.



Nous devrons explorer d'autres voies. Nous devrons chercher en nous le sens que nous voulons apporter à la vie, au monde.
Le rempart contre l’arrogance est la conscience intime de nos limites, la constante remise en cause de ce que nous tenons pour certain.
Nous devrons accueillir le doute comme une vertu nécessaire.

douzième


Les mots ne créent pas les faits; ils les décrivent ou les dénaturent. Un fait est toujours non verbal.

Pour les besoins de la discussion nous pouvons aligner des mots et leur donner un sens, mais il n’en reste pas que toute connaissance est une forme de l’ignorance.




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Le connaisseur et le connu ne font qu’un et non deux, mais pour briser l’envoûtement du connu, il faut amener le connaisseur sur le devant de la scène.

Ni l’un ni l’aute ne vient en premier, tous les deux sont des reflets dans le souvenir de l’expérience ineffable, toujours nouvelle et toujours présente, intraduisible…

onzième


Si je cherche le cœur éveillé, si je creuse dans ma poitrine pour le trouver, je n’y découvre rien d’autre qu’une sensation de tendresse.

Pas une douceur faible, tiède et mielleuse, mais une douceur pleine d’entrain, d’enthousiasme.




Je suis prêt à tout, je suis prêt à vivre, je suis prêt à m’endormir définitivement.
Chaque minute de ma vie est devenue éblouissante parce que je la sens fragile, et ça, ça me donne un gout, une couleur ...







... la vie devient extra-
ordinaire,
une fresque dessinée sur le vide.

Elle m’a fait sortir du silence pour me ramener au silence
.