Dans la vie de tous, sans exception, la maladie est inévitable, que nous allons vieillir, et que nous ne pouvons pas échapper à la mort. Ce sont les lois et les conditions de l'existence humaine. Lois qui s'appliquent à tout le monde, partout dans le monde, indépendamment de la façon dont drastiquement le temps peut changer. Il n'y a pas de puissance qui peut libérer une personne de la douleur ou de la tristesse qu'on pourrait sentir à la suite de cette intuition - moins qu'elle ne soit cette même personne.
La vie est pleine d'énigmes où la souffrance et le bonheur sont inextricablement entrelacés.
Toute tentative d'avoir l'un sans l'autre est tout simplement vouée à l'échec.




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André Comte-Sponville


Nous sommes disposées par nature à croire facilement ce que nous espérons et difficilement ce dont nous avons peur.

La nature est pour moi, le tout du réel (le surnaturel n'existe pas) et elle existe indépendamment de l'esprit : qu'elle produit, qui ne la produit pas.
Elle est sans créateur, sans extérieur, sans exception, sans finalité.
Elle est libre parce que rien d'extérieur ne la gouverne (non parce qu'elle se gouverne consciemment elle-même) à la fois incréé et créative, hasardeuse autant que nécessaire.
Toute ordre la suppose, aucune ne la contient ni l'explique

La nébuleuse de l’aigle



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André Comte-Sponville



Le mystique, c'est celui à qui Dieu même a cessé de manquer

* Il voit : Qu'à-t-il besoin de dogmes?

* Tout est là : Qu'à-t-il besoin de l'espoir?

* Il habite l’éternité : Qu'à-t-il besoin d'attendre?

* Il est déjà sauvé : Qu'à-t-il besoin d'une religion?





Nous sommes séparées de l'absolut ou de l’éternité que par nous-mêmes

Salvador Dalí - La métamorphose de Narcisse, vers 1937 








André Comte-Sponville

 
Sur Dieu, je ne comprends rien puisqu'il est par définition incompréhensible ... et on s'y réfugie pour expliquer ce qu'on ne comprend pas.






Pourquoi préférerais-je que Dieu existe?
Parce qu'il correspond à mes désirs les plus fortes?





L'esprit n'est pas une substance, c'est une fonction, c'est une puissance, c'est un acte (penser, vouloir, imaginer, contempler, aimer, sentir, ...) et ce acte au moins est incontestable puisque toute contestation le suppose.


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André Comte-Sponville 



Le mystère et l’évidence :
la mise en suspension des questions

Plénitude :
la suspension du manque

Simplicité :
libéré de vous mêmes (pas de je, pas de moi, pas d'ego) il n'y a plus que la conscience

Unité :
non-dualité ; pas de séparation entre vous et vous

Silence :
nous sommes séparés par la pensée

L’Éternité :
suspension du temps

Sérénité :
rien à espérer, rien à redouter

Acceptation : 
suspension des jugements de valeur (pas d'idéaux, pas de normes)

Indépendance :
le réel commande parce qu'il n'y a rien d'autre










"L'esprit de l'athéisme: introduction à une spiritualité sans Dieu"

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André Comte-Sponville

La nuit, tout change d'échelle.
Le soleil, tant qu'il brillait, nous faisait comme une prison de lumière.

Voila que l'obscurité, lorsqu'il fait beau, nous ouvre à la lumière du ciel, qui est l'univers.

C'est à peine si je devine le sol sur lequel je marche, mais je perçois mieux qu'en plein jour, l’inaccessible que me contient.

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 "Qu'ai-je vu?
Rien
Qu'ai-je compris?
Rien non plus,
sinon que quelque chose pouvait échapper à ma compréhension.


Cela m'a rendu un peu moins arrogant,
un peu plus ignorant.
J'ai perdu des certitudes"


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"- J'ai envie de croire que la bonté vaut quelque chose, que l'amour doit l'emporter sur tous les préjugés, que la richesse n'est pas ce après quoi nous devons courir, que le monde a un sens et que la mort n'est pas à craindre.
- Si tu as besoin de le croire, tu ne fais que satisfaire un besoin. Tu ne réponds pas aux exigences de la vérité.
- Que seraient les exigences de la vérité? Le déplaisir? L’insatisfaction? Selon toi, on ne devait croire ce qui nous angoisse et nous désespère? ... Ni le plaisir ni le déplaisir ne peuvent devenir les critères du vrai. Or, ici, il ne s'agit pas de raisonner ni de connaître."



Sœur Emmanuelle 5

Une expérience intérieur m’a beaucoup marquée. Une nuit – dans le courant de l’été 1972 -, j’ai découvert ce qu’étaient véritablement le dénuement absolu et le total abandon dans les bras du Seigneur.


Je revenais d’une veillé de prière, épuisée de chaleur et de soif, et, excusez, plus ou moins couvert de puces. Il faisait dans ma cabane une chaleur intolérable. Je cherchai un peau d’eau dans ma cruche. Elle était vide. La pompe était en panne et je n’allais tout de même pas réveiller mes voisins, en pleine nuit, pour leur demander un verre d’eau.
J’ai senti sombrer mon courage, la révolte bouillonnait en moi … je m’en pris à Dieu. Comme s’il en était responsable !
« Seigneur, tu exagères ! la chaleur, la saleté, les puces, on s’en sort encore, mais même pas une goutte d’eau, une goutte, Seigneur! »
Je m’étendis, exaspérée, sur mon lit. Impossible de dormir. Alors c qui se produisit, je n’ai jamais pu l’analyser. Tout à coup, en un éclair, je passai d’un état d’exaspération à un état de béatitude : mon corps se relaxa, une joie encore inconnue de moi m’envahit. Une merveilleuse allégresse me baignait tout entière ou plutôt me portait comme une barque et m’entraînait vers le grande large, en me berçant doucement.
Il me semblait que mon vieux cœur, tonneau de Danaides toujours inassouvies, se trouvait soudain libéré du poids des désirs sans cesse renaissants.

Manquant de tout, je venais de tout trouver…


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Sœur Emmanuelle 4

- N’avez-vous jamais été mue par l’idée de les convertir, vos chiffonniers ?
- Peut-être que je me trompe, mais en conscience je crois devoir les aimer gratuitement et non pas essayer de les amener à ma religion grâce à mes services.
Vous connaissez le chapitre de S. Mathieu « j’ai eu faim et vous m’avez nourri, j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire, j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli, nu et vous m’avez vêtu, malade et vous m’avez visité, prisonnier et vous êtes venu à moi … »
Le passage est clair. Il n’est pas parlé de certificat de baptême, ni même de connaissance du Christ, mais du service des frères.

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Mattéo ... une autre super BD

Au moment de risquer sa peau,
on se demande si c'est une bonne idée
d'avoir de idées ...
on se dit finalement,
la révolution c'est la guerre
avec des prétentions d'idées,
...pas plus!
Les balles, elles font leur boulot ...
le pourquoi, elles s'en foutent,
le comment, tout droit dans les viandes ...
voilà tout ...
ça fait réfléchir

La générosité cimentait l'affaire,
pas de la charité molle et b
ricolée,
du vrai partage,
en dur!


Pour mon père, le patriotisme sentait la mort,
il n'y accordait que du mépris,
et aux frontières
peu de vertus

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Makyo

Mm, Dieu, je ne sais pas ce que c'est!
... Je ne crois qu'aux anges gardiens
Je rêve d'un monde où nous serions tous les anges gardiens les uns des autres.
Je suis le tien, tu serais celui de Félix qui serait celui de Louise ...
Nous pourrions même avoir plusieurs protégés et tous les regards seraient légers et toutes les paroles échangées seraient des mots d'amitié.

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